Agir sur les normes sociales pour protéger la santé des jeunes

Les grossesses précoces non désirées, les comportements à risque et le faible accès des adolescents aux services de santé sexuelle et reproductive ne sont pas le fruit du hasard — ils sont profondément enracinés dans des normes sociales qui conditionnent les comportements des individus, des familles et des communautés. C’est ce constat qui a conduit l’ICPH à s’engager au sein de la Communauté d’Apprentissage sur les Normes Sociales et l’Agentivité en Afrique Francophone (CAPANS), avec le soutien financier de l’USAID.

Le 9 août 2024 à Abidjan, l’ICPH a co-organisé avec le Programme National de la Santé Scolaire et Universitaire — Santé Sexuelle des Adolescents et des Jeunes (PNSSU-SSAJ) un atelier de partage d’expériences entre chercheurs et praticiens, réunissant 27 participants issus d’ONG, d’institutions gouvernementales et du monde de la recherche. Le thème central de cet atelier était l’impact des normes sociales dans la recrudescence des grossesses précoces non désirées en Côte d’Ivoire.

Les travaux de l’atelier ont permis d’identifier des thématiques prioritaires — communication parents-enfants sur l’éducation sexuelle, autonomie corporelle, égalité de genre, influence des médias et des pairs — et de formuler des recommandations concrètes pour un plan d’action national. Parmi les activités proposées figurent l’organisation de dialogues communautaires sur la santé sexuelle et reproductive, des ateliers de cercles de paroles pour les jeunes, des programmes de bourses pour les jeunes filles mères, et le renforcement des capacités des éducateurs, des prestataires de santé et des leaders communautaires.

Cet engagement de l’ICPH dans le réseau CAPANS confirme sa volonté d’agir non seulement sur les symptômes des problèmes de santé, mais sur leurs causes profondes — en transformant les normes sociales qui maintiennent les populations dans la vulnérabilité.

Partenaires : USAID, CAPANS, PNSSU-SSAJ

Zone d’intervention : Abidjan et niveau national